Les richesses du Maroc 2

Les productions animales 
  Capra aegagrus hircus

L’évolution des principales productions animales en 2006. Les productions de viandes rouges se chiffrent à 392 000 T enregistrant ainsi une légère baisse de 2,2% par rapport à l’année 2005. Cette baisse serait due à la reconstitution du cheptel suite aux bonnes conditions climatiques de l’année 2006. Pour la période 2004-06, la viande bovine occupe en moyenne 44% contre 31% et 6% respectivement pour la viande ovine et la viande caprine. Le reste concerne les abats et les viandes équines et camelines. Par rapport aux années 1985 et 1995, la production de viande rouge a augmenté respectivement de 13% et 32%. Ce sont les viandes bovines qui enregistrent la progression la plus importante avec un taux de près de 60% en 2006 par rapport à 1995, suivies des viandes ovines avec un taux de 15,4%. Selon Chafai (2004)7, cet accroissement est consécutif en grande partie à l’amélioration du poids moyen des carcasses qui est passé pour les bovins de 112 kg au début des années 1980 à près de 160 kg en 2004 et pour les ovins de 11 kg à 14 kg respectivement. La production en viandes blanches est en nette progression avec un rythme soutenu remarqué depuis le début des années 1990 en raison du développement rapide de l’élevage avicole industriel. En 2006, cette production a augmenté de 185% par rapport à 1985 et de 114% par rapport à 1995 pour se situer autour de 385 000 T dont la production traditionnelle ne constitue que 13%. L’élevage avicole a également permis de produire près de 3 milliards d’œufs. Cette quantité est en stagnation relative depuis le début des années 2000 en raison vraisemblablement de la saturation de la demande du marché. En effet, la production totale a enregistré un accroissement de 178% par rapport à 1985 et de 17% seulement par rapport à 1995. La production laitière est estimée à près de 1,42 milliards de litres essentiellement obtenue dans les périmètres irrigués du pays. Elle enregistre une augmentation relativement faible par rapport à l’année 2005 mais très significative par rapport à l’année 1985 (160%) et 1995 (71%). Ces performances sont dues en grande partie aux efforts entrepris pour l’amélioration de la production laitière dans le cadre du Plan Laitier lancé par le Ministère de l’Agriculture depuis 1975. Il faut cependant rappeler que malgré ces efforts, le niveau de production initialement projeté à 2 milliards de litres pour l’année 2000 n’a pas été atteint. Les faibles performances du cheptel, l’irrégularité des conditions climatiques et les problèmes d’organisation professionnelle constituent les principales contraintes (Ait El Mekki, 2007 ).

    Akka Ait El Mekki 



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